Ma chronique « Zéro déchet ou presque » : épisode n°2 dans la cuisine.

Ma chronique « Zéro déchet ou presque » : épisode n°2 dans la cuisine.

Le premier article que j’ai rédigé sur ce sujet m’a surtout permis de faire le point sur les déchets que je produisais. Ensuite, j’ai cherché comment je pouvais m’améliorer pour les réduire encore plus. Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager les solutions que j’ai trouvées et que j’ai mises en place dans mon quotidien. Et dans cet article, je commence par la cuisine !

Quel changement pour mes poubelles ?

Dans cette pièce, j’ai 2 principales poubelles : une pour les déchets recyclables et une pour les poules et le compost. Au départ, j’avais différencié celles des poules et du compost. Mais à cause d’un manque de place dans ma cuisine, c’était devenu contraignant. Or, je veux justement que ce ne le soit pas ! Car nous savons très bien que si les choses sont astreignantes, nous avons plus de mal à nous y tenir… J’ai donc regroupé tout ce qui est compostable dans un seul bac, je donne le tout aux poules et trie à ce moment là ce qu’elles ne vont pas manger.

Pour les petits déchets non recyclables, j’ai installé un bocal en verre sur mon plan de travail. On y retrouve principalement les petites étiquettes (sur les fruits ou les produits à la coupe), les petits papiers, les bouchons en liège et les quelques films plastiques occasionnels. Je peux aussi y placer des petits objets cassés, des opercules aluminium ou plastiques… Mais ce ne sont que des choses occasionnelles, alors le bocal ne se remplit pas vite. Mais cela me permet de voir ce que je n’arrive pas à recycler…

J’ai mis en place ces poubelles il y a déjà quelques mois, avant mon premier article. Et je dirais, qu’en moyenne je remplis au maximum un sac poubelle de 5L par mois (déchets non recyclables tous confondus de la cuisine, salle de bain et bureau). Je suis donc plutôt satisfaite, même si je sais que je peux encore mieux faire ! 😉

Qu’ai-je changé dans ma façon de consommer ?

J’ai surtout augmenté ma consommation d’aliments en vrac, à commencer par les céréales : les différents riz et le quinoa. De même avec les légumineuses : j’ai remplacé les conserves par de vraies légumineuses à faire cuire soi-même. Je croyais que c’était compliqué mais en fait, non ! il suffit d’avoir les bonnes techniques de trempage et cuisson… J’achète également les fruits secs, les graines et le sucre en vrac.

Pareil pour le thé, j’ai fini mes sachets et me suis fait plaisir avec de bons thés et tisanes en vrac. Pour les farines c’est plus compliqué, car je ne consomme pas de farine de blé classique (car intolérante au gluten). Mais je privilégie maintenant les emballages en papier plutôt qu’en plastique. C’est d’ailleurs devenu un critère important pour moi lorsque je choisis un produit dans les rayons. J’évite au maximum le plastique ou les petits emballages non recyclables. Par exemple, je n’achète plus de cubes de bouillon individuels mais un petit pot en verre contenant du bouillon en poudre. Et vous voyez à quoi ressemble mes placards de cuisine maintenant…

J’ai donc investi dans des petits sachets en tissu pour pouvoir faire mes courses (à moins d’1€ le sachet, ce n’est pas un gros investissement !). Dès que j’ai rangé mes courses chez moi, je les replace dans mes sacs de course, dans ma voiture. Comme ça, c’est simple et pas plus contraignant (car je sais que pour certains cela semble lourd, mais il n’en est rien…).

A la rigueur, ce qui est le plus dérangeant c’est de devoir tout transvaser dans les bocaux une fois rentré des courses ! C’est pourquoi dernièrement, je vais au magasin bio directement avec mes propres bocaux. Il suffit de passer à la caisse en arrivant pour peser les récipients et ensuite de les remplir. Ça a deux avantages : ne pas se retrouver avec une quantité supérieure à la capacité de son bocal et ne pas avoir à tout transvaser chez soi ! Et nous sommes de plus en plus nombreux à le faire, alors les magasins jouent le jeu et évoluent dans ce sens. Maintenant, l^à où je fais mes courses, ils sont équipés d’une machine pour imprimer des étiquettes à code barre, qu’ils collent sur nos récipients vides. Cela leur facilite la tâche lors de la pesée. C’est top !

Au rayon frais, j’ai également fait quelques changements. Fini les fromages tout emballés, je les prends à la coupe. Je n’apporte pas toujours mes contenants, mais l’emballage papier c’est déjà mieux que les barquettes et films plastiques… De même pour la viande et la charcuterie, même si j’en consomme très peu.

J’ai aussi réduit l’achat de bouteilles de lait en réalisant moi-même mon lait végétal, à base d’amandes : c’est très avantageux financièrement parlant et délicieux ! Il faut juste bien gérer les quantités car il ne se conserve pas longtemps… J’achète encore de temps en temps du lait de riz, lorsque j’en ai besoin pour cuisiner mais je ne consomme plus de lait de vache depuis de nombreuses années déjà. De même, il n’y a plus de yaourt dans mon frigo depuis longtemps, je préfère me faire de bon desserts de temps en temps (une bonne mousse au chocolat avec mes propres œufs, par exemple). Cela allège donc encore mes poubelles !

En revanche, je consomme toujours de la crème de riz, de soja ou de coco. Il y a donc quelques briques alimentaires dans mon bac à recyclage. On y retrouve aussi les emballages de tablettes de chocolat (c’est un ingrédient plaisir qui m’est indispensable ! 😉 ) et quelques emballages de gâteaux apéro, même si j’essaie de les remplacer de plus en plus par des produits en vrac ou en bocaux en verre. Par contre, en ce qui concerne les biscuits sucrés, ça fait longtemps qu’ils ont déserté mes placards (et oui l’intolérance au gluten m’y a bien aidée !).

Vous voyez ainsi, qu’avec tous ces changements de consommation, cela me permet en plus de mieux manger ! Et oui, réduire les emballages c’est revenir à des ingrédients simples, non transformés et donc à une alimentation saine. Et cela n’est pas négligeable, il me semble… Pour moi, c’est en tout cas, une raison de plus pour changer mes habitudes.

 

Qu’en est-il des autres produits présents dans une cuisine ?

Dans un deuxième temps, je me suis intéressée aux autres emballages : ceux que l’on a dans nos placards pour conserver nos plats… à commencer par le film alimentaire plastique ! Comment le remplacer ? Et bien, tout simplement par du tissu. Il y a tout d’abord les carrés de tissu enduit de cire d’abeille qui peuvent se positionner sur des plats ou recevoir des aliments entamés (comme une demi pomme, une part de gâteau, etc). C’est très facile de s’en fabriquer, même pas besoin de savoir coudre, puisqu’il n’y a aucune couture à réaliser. Il vous faut simplement des chutes de tissu de différentes tailles. Et pour les laver, un coup d’éponge suffit !

J’ai aussi créé des charlottes à plat. Il s’agit de tissu avec un bord élastiqué, ce qui permet que ce soit vraiment hermétique (car je n’étais pas toujours satisfaite par mes tissus enduits). Et pour eux, il suffit de les passer sous l’eau ou en machine pour les laver. J’en ai réalisé de différentes tailles en fonction de mes saladiers, plats et bols. Et je trouve cela super pratique !

Je me suis aussi attaquée aux emballages que j’utilisais pour mettre dans mon congélateur. Lorsque je suis arrivée à la fin de mon paquet de sacs de congélation, j’ai décidé de ne pas en racheter, sans trop savoir comment j’allais les remplacer… J’ai donc improvisé et j’avoue que je ne suis pas encore tout à fait au point ! Alors, pour congeler des fruits ou des légumes crus, c’est facile, j’utilise mes petits sachets en coton (comme ceux que j’utilise pour le vrac). Pour les plats que je cuisine, j’utilise encore les boites plastiques que j’avais (je ne vais pas jeter du plastique qui m’est encore utile). Je peux aussi utiliser des pots en verre (pour l’instant, je n’ai pas eu de mauvaise surprise avec du verre qui ne supporterait pas le gel !).

Par contre, pour la viande et le poisson que je congèle par tranche ou portion, c’est un peu plus compliqué car je les mettais dans des sacs plastiques ou du film alimentaire. Et là, pas possible d’utiliser mes tissus… Je me sers donc au maximum des boites que je possède et j’ai encore recours au papier aluminium. J’ai préféré conserver ce papier qui lui se recycle, contrairement au film plastique. Et je compte bien continuer mes recherches pour lui trouver une autre alternative !

De même, pour le papier sulfurisé dont je me sers pas mal pour la pâtisserie et mes pâtes à tarte. J’ai cherché si je pouvais m’en passer mais c’était trop la galère ! A la place du papier sulfurisé classique, j’ai donc trouvé du papier de cuisson biodégradable, compostable. Trop contente de ma trouvaille !!!

Parlons maintenant du papier essuie-tout. Je l’ai aussi remplacé par des essuie-tout lavables, que j’ai créés en tissu coton et éponge. Accrochés les uns aux autres par des pressions, ils sont pratiques à utiliser et passent en machine avec les torchons. Alors pour le moment, les rouleaux d’essuie-tout n’ont pas complètement disparu de ma cuisine car il m’en restait 2 et je n’arrive même pas à les liquider, tellement je m’en sers peu ! Pour les serviettes en papier, c’est un peu pareil, il m’en reste encore un peu, je les utilise quand je reçois. Mais je pense sérieusement à en réaliser en tissu pour mes invités !

Et j’allais oublier de vous parler des éponges… Car pour moi cela fait déjà des années que je les ai remplacées par des éponges lavables. Pareil, je les trouve super pratiques. Avec 2 faces différentes, elles nettoient toutes les surfaces, sans rayer. Et dès qu’elles commencent à avoir une mauvaise odeur, on les passe en machine et c’est reparti pour un tour !

 

Voilà, je crois avoir fait le tour complet de ma cuisine !

Au final, ce que je souhaite vraiment vous dire c’est que ce n’est pas compliqué. Et tout le monde peut le faire. Pour certains, cela peut paraitre fastidieux et lourd. Peut-être parce qu’ils ont beaucoup de choses à changer dans leurs habitudes. Mais, ce qui est important c’est de faire ces changements progressivement… Choisir d’abord une action, l’appliquer et lorsque c’est acquis, on peut penser à en intégrer une autre !

Alors oui certains me diront que ce n’est pas si simple, qu’il faut du temps pour tout ça et de l’argent. Pour le temps, je suis assez d’accord. Faire soi-même la plupart de ses plats, demande certainement un peu plus de temps que d’acheter des produits déjà en partie transformés. Mais avec l’habitude on trouve des recettes simples et rapides, on consomme aussi plus de crudités, de fruits et pour ça, pas besoin de cuisiner toute la journée ! Et puis, pour notre santé, ça vaut le coup, non ?! Pour les autres produits non alimentaires, pas obligés de les faire vous-même si vous n’êtes pas accros à la couture, il est très facile maintenant de s’en procurer. Et pour le lavage, ça ne prend pas plus de temps de les intégrer aux lessives que vous faites déjà…

Pour la partie financière, au contraire, je suis persuadée de faire de nombreuses économies en consommant de cette façon. Si les produits bio que j’achète ont un coût supplémentaire, je m’y retrouve grâce à la suppression de tous les produits transformés, les emballages, les produits ménagers et cosmétiques, etc. Et oui je ne vous ai pas encore tout dit ! Je ne vous ai pas parlé de ces produits que je fabrique moi-même, ce sera pour un prochain article ! 😉

 

En attendant, j’espère que ce texte vous inspirera pour entamer une réflexion sur votre mode de consommation ou vous motivera à continuer dans la démarche que vous avez entreprise.

Car la Terre a besoin de nous et je suis persuadée que toutes les petites actions sont utiles…

A chacun sa part de colibri…

 

 

N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire ci-dessous, car j’aime bien avoir vos retours…

Que pensez-vous de tout ça? Où en êtes-vous? Faites-vous partie de ceux qui ont peur que ce soit trop lourd? Ou au contraire, avez-vous d’autres astuces à me transmettre pour aller encore plus loin? Dites-moi, racontez-moi… je suis à votre écoute en toute bienveillance…

 

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